Enfance et Jeunesse

Publié le vendredi 20 décembre 2019

L’albatros : le mercredi, c’est permis !

La Ville a adhéré, en 2018, à la charte qualité « Plan mercredi », en partenariat avec l’État et la CAF. Objectifs : favoriser la cohérence éducative, l’accueil de tous les publics, la valorisation du territoire et les activités de qualité. Comment se décline-t-il à L’albatros ?

Une ambition éducative pour tous les enfants

Depuis la rentrée scolaire, les animateurs de L’albatros proposent aux enfants des cycles d’animation sur plusieurs mercredis. L’objectif est de leur donner accès à des activités de qualité, sur plusieurs séances, pour favoriser la découverte et donner la possibilité de progresser ou d’aboutir à une création… Les activités peuvent être d’ordre culturel, sportif, artistique ou de loisir. Ainsi, les enfants ont pu suivre un cycle d’initiation à la boxe éducative, l’aménagement d’un espace lecture avec une artiste plasticienne, un cycle dédié au cinéma… D’autres cycles sont prévus cette année : travail autour de la discrimination, de la singularité et du handicap…

Valoriser les ressources du territoire

Autre nouveauté, les activités doivent s’appuyer sur les ressources locales (associations, services municipaux…) avec un double objectif : l’ouverture sur le monde et le lien avec les acteurs du territoire. « C’est quelque chose que nous faisions déjà », explique David Lucas, directeur de L’albatros, « mais nous le développons davantage ». Les enfants ont ainsi pu rencontrer les équipes du Dôme et de l’Echonova, et même des artistes. Ils ont assisté à une répétition publique et découvert l’envers du décor d’une salle de spectacles. Ils ont aussi rencontré, Jean- Pierre, le chef cuisinier du restaurant scolaire, visité la cuisine et les réserves de la cantine.
« Les enfants se sont émerveillés devant la « patateuse » qui épluche plusieurs kilos de pommes de terre en un rien de temps. Ils ont préparé du caramel au beurre salé et la confiture avec le cuisinier », témoigne David Lucas. « Ce sont des activités qui étaient déjà proposées auparavant avec les animateurs. L’intérêt, ici, c’est que les enfants rencontrent les personnes ressources. Cela valorise le travail et permet aux enfants de voir autre chose, de découvrir comment fonctionne le restaurant scolaire, et aussi de créer du lien avec le personnel de la cantine. Le jour suivant, lorsque les enfants sont allés déjeuner, Jean-Pierre n’était plus seulement « le monsieur qui sert le plat au self ».

Accueillir tous les publics

Le Plan mercredi exige de prendre en compte la singularité de l’enfant, au sens large (handicap ou difficultés…) pour donner sa place à chaque enfant. À Saint-Avé, la mise en place du plan mercredi a aussi été l’occasion de revoir le projet pédagogique, de questionner le rôle des animateurs pour rendre l’enfant acteur de ses loisirs. Le principe de « libre choix » permet aux enfants de choisir de participer ou non à une activité, de la commencer, puis d’arrêter en cours de route pour en essayer une autre, sans être tenus de s’engager pendant toute la durée de l’activité ou du cycle. « On n’est plus sur le même mode d’intervention.
On laisse plus de choix à l’enfant », souligne Laurent Scourzic, directeur du service petite enfance et enfance jeunesse. « Nous n’en oublions pas pour autant notre devoir de faire découvrir », précise Aurélie Hervé, coordinatrice du plan mercredi, en charge de la coéducation, « Mais un animateur, aujourd’hui, doit aussi être capable de susciter les énergies, les envies et les choix des enfants et se mettre à la disposition de leurs projets ». « Cela peut interpeller les parents. Mais l’objectif, c’est bien des relations apaisées, moins de stress pour les enfants. Et les résultats sont là. On observe peu de conflit. Les enfants ont l’air heureux, » conclut le directeur du service.

Partager cette page sur :