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Publié le mercredi 20 janvier 2021

Boxe anglaise : Le champion international, Sandy Messaoud, est avéen

Sandy Messaoud, boxeur avéen de 34 ans, a remporté trois ceintures, cet été, en Biélorussie. Dans un entretien, il revient, avec fierté et humilité sur son extraordinaire aventure sportive, sans jamais oublier ses entraîneurs et le club de boxe, auxquels il voue une profonde reconnaissance.

Originaire de Nantes, Sandy arrive à Saint-Avé à l’âge de 12 ans. A l’époque, il a déjà fait une saison au FC Nantes, où il s’est fait remarquer. À son arrivée à Saint-Avé, Sandy continue le foot au club de Ménimur, alors que son frère commence la boxe à Saint-Avé. « C’est mon frère qui m’a proposé de m’inscrire pour le cardio et l’entraînement en complément du foot. J’étais un bon technicien au foot, mais un peu perso. Finalement, je me suis plus retrouvé dans la boxe ». Sandy lâche alors les crampons pour les gants.

Du foot à la boxe

Il commence par la boxe éducative et participe à plusieurs championnats : Morbihan, France, universitaire… Puis il continue dans les rangs amateurs. Mais les règles de la boxe amateur ne lui conviennent pas, et, en 2012, avec son entraîneur, Nicolas Basile- Dauber, il fait une demande auprès de la Fédération Française de Boxe pour devenir professionnel. La demande est acceptée. Sandy commence alors sa carrière pro, tout en bas, en groupe D. Il gagne son premier combat pro sur le ring de la salle Jo Le Drévo. Il enchaîne ensuite les tournois : critérium national, tournoi de France, mais perd successivement en demi-finale de la Coupe de la ligue, en 2014 et 2015.

Au centre Sandy Messaoud, entouré de Gabriel Avenel, 2ème boxeur professionnel du Club (à gauche) et de son entraineur, Yohan Cobé (à droite).

À l’époque, j’étais loin de tout cela. A part quelques petits boulots et le fait d’être bon en sport… Le club a aidé beaucoup de monde, à commencer par moi.

Une performance internationale

Après deux années de pause, pendant lesquelles Sandy continue toutefois de s’entraîner chaque jour, il revient en force, déterminé à remporter la Coupe de la ligue. Ce qu’il fait en 2018. Ce tournoi important lui permet d’intégrer le groupe A, summum de la boxe professionnelle. En juillet dernier, à l’issue d’un combat difficile, à Minsk contre le numéro 7 mondial, Sandy Messaoud remporte les trois ceintures internationales du boxeur Kazakh, Nursultan Zhangabayev : une WBA intercontinentale, une WBO orientale et la ceinture IBF Australian. Sa performance en Biélorussie marque un tournant dans sa carrière. Son objectif, à présent, est de défendre ses trois ceintures, lors d’une revanche prévue, à Moscou, dès que la situation sanitaire le permettra. Sandy est fier de son parcours, fier aussi pour les jeunes qu’il encadre au club et, auxquels il peut monter que c’est possible, qu’il ne faut jamais rien lâcher, toujours y croire. Mais cette fierté ne l’empêche pas de rester humble et profondément reconnaissant à l’égard de ses différents entraineurs, du club et de ses dirigeants. « À l’époque, j’étais loin de tout cela. A part quelques petits boulots et le fait d’être bon en sport… Le club a aidé beaucoup de monde, à commencer par moi » témoigne Sandy, qui se rappelle des précieux conseils et des encouragements de ses entraineurs.

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