Vie locale

Publié le mercredi 5 janvier 2022

« Les demoiselles
de Carnac »

Une carrière diversifiée

Alain Pérus débute sa carrière en tant qu’assistant-photographe auprès de professionnels. Dès le début, il sent qu’il ne sera pas un photographe spécialisé dans un domaine particulier « Je savais que j’allais conjuguer le verbe photographier au pluriel et non au singulier » explique-t-il. Il commence son parcours en free-lance en collaborant avec des agences d’illustration générale. Il poursuit par des reportages pour des quotidiens nationaux en travaillant en binôme avec des journalistes sur des sujets d’actualité. Il est parallèlement pigiste pour une agence de presse internationale. Singularité de son parcours, il s’oriente vers la mode et réalise des portraits en noir et blanc. Suivront les périodes de reportages socio-géographique et événementiel. Ses déplacements dans le monde lui permettent de découvrir des pays, des paysages, et des ethnies. L’expérience est très enrichissante. Il couvre ensuite de nombreux spectacles de danse et de musique, des évènements inauguraux… En parallèle, il devient fondateur de sa propre agence de photographes et de vidéastes L’Oeil du Diaph.

 

La rencontre avec la culture bretonne

« Fous rires ».

D’origine bretonne par sa mère, Alain Pérus visitait la Bretagne en été, où il devenait l’heureux spectateur de nombreuses fêtes et festivals. Curieux de savoir si le dynamisme estival y est présent toute l’année, il pose ses valises à Saint-Avé en 2015.

Il s’implique alors dans l’association de danse bretonne Hengoun Senteve et rencontre le Cercle Celtique de Vannes. « J’ai été accueilli très chaleureusement par tous les membres du Cercle. Ils m’ont permis de dé couvrir leur univers. Je fus et je suis toujours subjugué de voir autant de jeunes si passionnés et investis dans une culture traditionnelle à laquelle ils apportent toute la modernité de leur temps au travers du costume, de la danse et de la musique » explique-t-il. Il suit le groupe depuis six ans, lors de répétitions, d’ateliers, de fêtes et de spectacles. Ces rencontres lui permettent de travailler sur ce qui deviendra, il l’espère, un livre et de nouvelles expositions qui reflètent sa vision de la Bretagne. « Mon travail est essentiellement composé de portraits en noir et blanc des danseuses et danseurs ».

Il conclut cet entretien en citant Elliot Erwitt, un photographe américain : « La photographie est un art de l’observation cela n’a pas grand-chose à voir avec les choses que vous voyez et tout à voir avec la façon dont vous les voyez ».

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